J'ai eu l'occasion de voir ce dimanche l'émission de Daniel Schneidermann consacrée à l'affaire Vuillemin . Je voudrais revenir sur l'analyse du courrier faite par Chloe et la façon dont Daniel Schneidermann a réagi aux observations des téléspectateurs sur l'émission consacrée à Disney.
Cet échange a été l'occasion pour Daniel de préciser que son émission avait pour but "de donner un éclairage différent aux images qui contribuent à créer notre imaginaire collectif". C'est verbatim ce que j'ai retenu de ses propos.
D'où mes deux commentaires:
1. En définissant urbi et orbi comme finalité de l'émission, celle de contribuer à créer notre imaginaire collectif, il revendique une responsabilité très lourde.
Il se doit donc de l'assumer.
Et en cela il a un positionnement complètement différent du médiateur de France 2 qui lui a pour mission " de faire remonter à la Direction de l'antenne les réactions des téléspectateurs sur la façon dont différents sujets ont été traités."(voir plus bas dans ce blog: a quoi sert le médiateur de France 2?)
Dans le cas de Daniel c'est lui qui est au coeur de l'émission, dans celui de Christian-Marie Monot, ce sont les journalistes invités qui sont au coeur du débat. Ceci change la perspective.
2. d'où mon second commentaire,
Dans les deux cas , j'ai vu se déployer des tentatives de justification plus ou moins heureuses de la part de Daniel Schneidermann ou des journalistes invités par Christian-Marie Monot, cela à un moment où j'aurais attendu de leur part plus d'écoute et moins de certitudes.
Enfin un coup de chapeau dans les deux cas: si nous sommes tous unanimes à reconnaître l'importance déterminante de ce contre-pouvoir que sont les médias, il nous paraît indispensable qu'eux-aussi soient soumis à un contre-pouvoir autre que l'audimat.
Or, la route est longue pour arriver à une véritable évaluation car dans l'immédiat, nous en sommes encore à une auto-évaluation balbutiante.
Bravo en tous cas à ceux qui s'y sont engagés.