Je viens d`achever la lecture de "The world is flat" de Thomas Friedmann traduit en français par "La terre est plate: une brève histoire du XXIe siècle".
Je l'avais entamé il y a quelque temps de cela et vous l'avais déjà recommandé fortement Je l'ai repris et en ai achevé la lecture apres notre campagne presidentielle à un moment ou j`en suis convaincu , "tout devient possible".
J`ai fait cette lecture de retour de New York cette ville toujours aussi incroyable , dans laquelle suivant l`expression conscrée, "you can make it", en français "la réussite est à votre portée".
C'est dire que vous me trouvez dans un de mes moments d'optimisme, ces moments où on va va enfin donner tort à Sénèque quand il écrivait
"video meliora proboque, deteriora sequor"
(je vois le bien, je l'approuve et pourtant je continue à mal faire)
un moment où (copiant Churchill,je crois), on agira parce que
" ne sachant pas que c'était impossible, ils l'ont fait".
Moment d'optimisme aussi à la réception de ce mot de félicitation de E. Jaeck ancien Vice Président de la Société Française d'Evaluation qui avait relevé ma contribution (modeste) à la promotion de "l'évaluation des politiques publiques" une démarche qui devrait prendre une place centrale dans le fonctionnement de nos institutions
"La France bouge", titrait aujourd'hui le Journal du Dimanche traduisant ainsi non seulement le style nouveau du Président et de son équipe mais aussi les changements de structure déjà perceptibles au niveau du Gouvernement .
Dire ce que l'on va faire et faire ce qu'on a dit, le rêve deviendrait-il réalité?
Décidément, la France est plate, vous dis-je.
Bon week-end!
Allo la Terre, Ici la France ….
Comme une réponse à mon dernier billet, « la terre est plate, la France aussi » je découvre avec plaisir la critique de Guy Sorman dans le Journal du Dimanche du 27 mai 2007 du livre de Gilles Delafon "Allo la Terre, ici la France".
Selon l’auteur, la France cet incorrigible village gaulois, pétri de ses exceptions, culturelles et autres, qu’il cultive avec délectation , ne serait pas mûr pour la mondialisation. Et cela pour une raison toute simple et pourtant fondamentale : le français ne ferait pas confiance à l’économie de marché. Ou du moins s’il apprécie dans l’économie de marché les baisses de prix des produits désormais fabriqués en Corée ou en Chine il ne veut pas en tirer par exemple les conséquences en matière d’externalisation.
Mais Gilles Delafon nous parle aussi de ces "français de l’étranger"qui eux ont compris et contribuent positivement à la mondialisation, en exerçant leurs talents , soit en dehors de la France soit dans des entreprises étrangères.
Quand j’écrivais "la terre est plate la France aussi", j’anticipais une conviction et formulais un espoir: celui voir dans le nouveau contexte politique français, le défi de la mondialisation abordé avec nos immenses possibilités comme une véritable opportunité à conquérir plutôt que comme ce danger que l’autruche ne veut pas voir venir.
Alors renversant les termes de la proposition, on pourra dire:
Allo la France, ici la Terre !
Dans l'intervalle demeurez à l'écoute!
Bien à vous
Paul Ohana
Gilles Delafon Allo la Terre, ici la France Editions la Martinière, 240 p.13,90 €
Rédigé par : Paul Ohana | 27 mai 2007 à 19:20