Mon récent papier sur les pertes de la Société Générale a été l'occasion d'un échange tout à fait intéressant avec Jean-Marie Descarpentries dont l'expérience en matière de conseil en management et de management opérationnel est bien connue.
Il attirait mon attention sur le fait qu'on ne peut multiplier les contrôles à l'infini, mettre les meilleurs hommes au contrôle au détriment des fonctions essentielles de l'entreprise à savoir celles qui créent de la valeur pour le client.
Nous sommes convenus qu'il fallait renoncer à la notion de système parfait ; tout système comporte nécessairement une marge d'erreur ou d'interprétation; c'est dans la capacité des hommes à prendre des responsabilités définies que se révèle leur valeur.
Puisque nul n'est parfait et qu'il vaut mieux mettre en place un système d'auto régulation plutôt que d'impossibles contrôles tatillons, Jean-Marie suggérait de créer des bonus collectifs. Outre qu'il permettrait de créer une solidarité d'équipe, ce serait un excellent moyen d'auto régulation par le groupe.
Je ne suis pas convaincu pour autant que l'on s'engage dans cette voie.Il semble qu'à nouveau on privilégie un autre système d'information, dispendieux et infaillible comme le précédent , plutôt que l'exercice de la responsabilité par ceux qui individuellement ou en équipe doivent l'exercer.