A voir la manchette du Monde daté du 6 Novembre on ne peut s'empêcher de sourire devant le rapprochement fortuit (?) entre le nom du journal et celle-ci. Les psychanalistes diraient que c'est un phénomène de nombrilisme aigu, le Monde se prenant à nouveau pour le centre de l'Univers!
Passe pour cette manifestation de suffisance à laquelle le Monde nous avait habitués, mais quid des attentes à l'égard de Barak Obama ? Le monde nous décrit par le menu (ses) attentes sur la façon dont les crises financière, économique, politique, sociale, environnementale, énergétique, internationale dvraient être résolues sans compter bien sûr celles qui, à l'image de la bulle financière, pourraient éclater ex abrupto. Et le Monde d'écrire, bien sûr, il y aura des déçus, des promesses non tenus, des objectifs non atteints .
et là nous poussons un soupir de soulagement, nous retrouvons malgré la révolution pacifique que viennent de connaître les Etats Unis, malgré le vent d'espoir qui souffle sur les Etats Unis et sur le monde entier du Nord au Sud, nous retrouvons donc notre Monde, fidèle à lui-même, drapé dans ses convictions et ses alliances et son anti américanisme classique.
En tous cas, ce que nous attendons,nous, de Barak Obama c'est qu'il continue à nous surprendre, en redonnant leur sens à des valeurs américaines de démocratie, de responsabilité que l'on croyait surannées, et tant mieux si le Monde est surpris lui aussi. !!!
Et maintenant, pensez-vous comme moi que le Monde devrait faire enfin sa révolution culturelle et pensez-vous comme moi que l'élection de Barak Obama est une indication positive de la révolution culturelle américaine?
j'attends de vous lire avec intérêt
Paul Ohana
Pour "Le Monde", l'État d'Israël et la poursuite de la "colonisation" sont les principales causes du blocage du "processus de paix". Alors que c'est évidemment le "refus arabe" des droits du "peuple juif". Le jour où des synagogues seront (ré)ouvertes à Hébron, Naplouse, Gaza... avec l'appui des autorités palestiniennes locales, à Beyrouth et Damas avec l'appui des gouvernements locaux, tout sera facile. Il n'y aura plus d'"implantations" mais des "communautés juives", comme à Paris, Londres ou New-York.
Rédigé par : Michel Louis Lévy | 11 novembre 2008 à 11:45