J'ai répondu il y a quelques instants à une enquête de la Harvard Business Review sur les leviers du management de demain. Après avoir fait remonter à travers une enquête mondiale les 25 thèmes qui vont façonner le management de demain, il s'agissait de les classer suivant deux échelles:
l'importance du critère d'une part, le niveau de prise en compte de ce critère au sein de notre organisation d'autre part.
J'aurai l'occasion de partager avec vous les résultats chiffrés de cette enquête. Mais sans avoir encore la hiérarchie entre les 25 critères, j'ai souhaité partager avec vous avec mes mots ce que seront les compétences, les valeurs, les motivations du manager de demain.
Notons d'abord en vrac les grands absents:
la compétence financière, le sens de l'organisation, la maîtrise des outils informatiques, le sens de l'autorité, le travail en équipe, l'importance du client, bref une grande partie de nos fondamentaux, ceux que l'on a pratiqués, préconisés, enseignés avec des variantes depuis des lustres et qui sont ceux auxquels nous sommes encore attachés.
Alors quel est le portrait du manager "idéal" du 21eme siècle?
Fermons les yeux et faisons un rêve.
Ce rêve nous fait découvrir un monde nouveau dans lequel évoluent des hommes nouveaux aussi.
L'entreprise évolue dans un monde ouvert où les compétences peuvent s'épanouir au delà de ses limites physiques. la diversité y règne; le monde a fait table rase du passé et encourage toutes les formes de rupture avec ce passé; hommes et femmes s'y regroupent pour partager non plus des objectifs chiffrés mais leurs passions et leur vision commune de la société .
Les leaders de demain auront donné un contenu différent à cette notion, ils sauront en parler comme des parents, des poètes, des sociologues,des artistes et plus comme des experts du ROI ,des EBIT ou des PER. Taylor, l'organisation pyramidale, les tours d'ivoire et les territoires réservés auront disparu; bien sûr la distance hiérarchique (contre laquelle je me bats régulièrement dans mes différentes notes sur ce blog) aura été réduite à zéro, ce qui veut dire que l'information sera abondante, fluide, transverse, démocratique.
Quant aux hommes, ils seront dans l'entreprise non plus pour vivre ou survivre mais pour partager l'atteinte d'un épanouissement personnel aux formes diverses.Dans une atmosphère de confiance dénuée de crainte, ils vivront des formes, nouvelles et acceptées, de contrôle et pourront donner libre cours à leur imagination et leur créativité.
Je vous avais dit que c'était un rêve. Demain, l'heure sera en effet à la mise en place de régulations plus strictes, de contrôles plus contraignants pour sortir de la crise dans laquelle les leaders d'hier et d'aujourd'hui nous ont plongés. Mais au milieu des vicissitdes, pourquoi ne pas penser à des lendemains qui chanteront, ce lendemain que nous aimerions laisser aux générations futures. Alors merci à la Harvard business review pour cette initiative et poursuivons notre rêve.
Bonsoir
Paul Ohana
Paul Ohana Consultants
Président de la Commission réforme de l'Etat
Fondation concorde
bonjour paul,
que penses-tu des socials business entrepreneurs ? : http://www.social-business-entrepreneur.com/2008/04/social-business.html#comments
Es-ce les manaagers de l'avenir ?
amitiés
julien
Rédigé par: irondelle | 25 novembre 2008 à 14:42