On se souvient des réactions multiples qui avaient fait suite à l’annonce du principe de l’évaluation de chaque ministre. J’avais eu l’occasion de m’exprimer à ce propos et David Abiker m’avait fait le grand honneur de m’interviewer à ce sujet sur France Info. J’ai retrouvé le texte de l’interview, écoutez la, elle est toujours actuelle.
Interview par David Abiker dans le cadre de son émission sur France info, à retrouver ici :
interview sur le site France Info
Ceux qui ont de la suite dans les idées ou seulement des dossiers bien classés, m’ont demandé si les évaluations avaient été utilisées pour le remaniement. Je pense que oui et que la méthode utilisée a été de répartir les ministres en quatre grandes catégories:
A : les très méritants qui doivent avoir une promotion immédiate
B: ceux qui sans démériter ont fait le tour de leur poste, et peuvent passer d’un poste à un autre, “supérieur” (?)
B: le lot de tous ceux qui n’ont pas démérité et doivent rester à leur poste
D: le lot enfin de ceux qui ont démérité ou ne sont plus en mesure de porter la politique gouvernementale et dont il faut donc se séparer
Je ne sais pas si nos ministres se retrouveront dans cette classification, mais elle a au moins le mérite d’exister et de satisfaire notre esprit cartésien.
Sa limite par contre tient dans le fait qu’il n’y a pas d’instance d’appel pour les justiciables de la catégorie D appelés à une traversée du désert où leur voix pourra clamer l’injustice dont ils ont été victimes!
Comme quoi, le management des entreprises n'est pas toujours transposable à celui de l’Etat.
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