Selon une étude réalisée auprès de 143 pays par l’ONG britannique The New Economics Foundation le Costa Rica serait le pays le plus heureux du monde.
Je me suis réjoui de cette distinction pour un pays dont on m’a dit qu’il avait déclaré la paix au monde et qui de ce fait, n’aurait pas de défense nationale. Ce seul critère aurait suffi à lui donner ma sympathie.
Mais le Costa Rica a d’autres cordes additionnelles à son arc. En effet les trois critères retenus pour la définition du bonheur étaient:
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le niveau de satisfaction des habitants
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l’espérance de vie
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et les politiques environnementales.
Si le niveau de satisfaction est un indicateur “déclaratif”, l’espérance de vie,elle, est mesurée objectivement; quant aux politiques environnementales elles doivent être le produit de plusieurs Grenelle comme nous savons aussi les organiser.
On ne retrouve pas par contre les indicateurs qui ont façonné et continuent à façonner notre mode de pensée tel que l’ incontournable Produit Intérieur Brut dont on souligne désormais les limites.
Cela nous ramène chez nous aux travaux de la Commission Stiglitz appelée à réfléchir sur de nouveaux outils de mesure de la richesse qui traduiraient enfin dans la réalité ce fait incontournable, à savoir que malgré les vicissitudes, la France est un pays où il fait bon vivre.
Mais cela sera sans aucun doute difficile à faire reconnaître à nos compatriotes car , très probablement , comme M. Jourdain dans ses rapports avec la prose, ils sont heureux sans le savoir!
P.S. on nous pardonnera de plaisanter sur un sujet aussi sérieux alors que la crise n’a pas fini de toucher tout un chacun, mais sans un minimum d’humour où serait le bonheur?
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