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28 janvier 2010

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Voici les sites qui parlent de En route vers de nouveaux Prix Nobel français en économie! :

Commentaires

Alan

Bravo pour le fond de cet article.
Mais je m'oppose avec vigueur au titre. C'est trop d'honneur que de mettre en avant M. Allais.
En effet, depuis de nombreuses années, il est devenu un supporter actif du sulfureux politicien américain Lyndon LaRouche (en particulier, il écrit dans les publications du mouvement de M. LaRouche).
http://www.holocaustresearchproject.org/essays&editorials/larouche.html
http://www.holocaustresearchproject.org/essays&editorials/larouche2.html
Il faut à la France de nouveaux prix Nobel d'économie, pas de nouveaux Maurice Allais.

Francis Lenne

Pour que la France devienne un pays produisant, sinon des prix Nobel, du moins des experts économistes novateurs, il n'est nul besoin de trouver l'excuse trop souvent avancée de la culture de méfiance vis à vis de la réussite et de l'argent. Il faut regarder la réalité en face et changer de paradigme : c'est notre gouvernance qui est en cause. La centralisation outrancière de la conduite de l'Etat français est un archaïsme que nous ne trouvons plus nulle part ailleurs dans les pays civilisés, et de toute manière pas en Europe. Ce jacobinisme intégriste étouffe la pensée innovante dans ce domaine comme dans bien d'autres. Prenons l'exemple des récentes décisions sur les énergies nouvelles : une loi de décembre 2009 rédigée par des technocrates parisiens sous influence remet en cause les "engagements" de l'Etat dans le domaine de l'énergie solaire, avec effet rétroactif ! Des milliers de contrats deviennent caducs, la loi occasionne des désastres financiers, elle entraîne la perte de confiance des investisseurs, la filaire photovoltaïque, déjà gravement attardée en France, subit un nouveau choc, tout ceci dans l'indifférence générale. Ce n’est qu’un exemple parmi beaucoup d’autres. L’enseignement est certes une clé indispensable, mais il faut plutôt s’interroger sur les causes qui conduisent un ministre à intervenir à ce sujet. Ainsi, l’Allemagne n’a pas de ministère de l’Éducation nationale : l’éducation y est gérée de façon autonome par chacun des seize Länder. Lorsque les règles les plus élémentaires de l'économie sont maintes fois bafouées par l'Etat central, qui peut alors encore croire en France à cette discipline, exigeante et fondée sur la confiance dans la durée ? La France sera un pays de Nobel lorsqu'elle laissera s'exprimer les intelligences dont elle dispose ailleurs que dans les arrondissements du centre de Paris, même si, là aussi, il s'en trouve sans doute parfois quelques-unes...

Francislenne

Je complète mon commentaire avec la référence de l'arrêté :
Il s’agit de l’arrêté du 12 janvier 2010 fixant les conditions d'achat de l'électricité produite par les installations utilisant l'énergie radiative du soleil.
Publié le 12 janvier 2010 et modifié deux fois depuis, il impose de nouveaux tarifs de rachat (bien sûr à la baisse malgré les engagements gouvernementaux préalables) et de nouvelles conditions techniques d'installation à toute centrale solaire qui ne serait pas entrée en service à sa date de publication. Or l'entrée en service se situe évidemment bien après la date de demande complète de raccordement au réseau public par le producteur. L'économie globale de nombreux projets est ainsi totalement remise en cause et ces projets sont au minimum à reprendre entièrement, ce qui exige de nombreux mois de travail, et beaucoup doivent être abandonnés faute d'équilibre financier.
Gageons que cette décision ne vaudra pas le prix Nobel d'économie à ceux qui en ont pris la responsabilité !

Paul Ohana

J'ai releve aujourd'hui avec interêt cette interview de Luc Chatel dans les echos.
http://www.lesechos.fr/info/france/020436293066--il-y-a-un-manque-evident-de-culture-economique-qu-il-faut-absolument-combler-.htm
Elle a pour moi un double interêt:
le premier a trait au fondement même de la reforme qui introduit l'enseignement de l'économie dans les classes de seconde, le second a trait à la procédure de consultation adoptée, qui prouve que même dans l'univers de l'éducation nationale, réputé sans aucun doute à tort figé voire rétrograde, il est possible de faire bouger les lignes sans descendre dans la rue!
Une démarche à suivre pour les procaines réformes annoncées?

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